Chez les Musulmans du Burkina Faso, les mariages sont célébrés selon deux modes différents, le mariage traditionnel qui s’accompagne d’une cérémonie religieuse et le mariage civil ayant lieu à la mairie et tout droit inspiré de la France… pour le meilleur et pour le pire. Et c’est ainsi, curieux mélange de tradition et de modernité que la polygamie est reconnue de façon officielle au Burkina Faso.
Dans le passé, les célébrations de mariage duraient une semaine, mais de nos jours, cela ne dure pas plus de deux ou trois jours.
Jeudi, les représentants masculins des deux familles sont allés à la mosquée pour marier le couple, dont la présence n’est pas requise. Cela m’a rappellé l’histoire de Barema, ami malien qui avait reçu un sms quand en Alsace avec sa femme lui annoncant qu’ils étaient maintenant officiellement mari et femme, l’imam ayant donné sa bénédiction. Hier, l'épouse
est partie dans la concession du marié, où elle est maintenue en isolement pendant quelques jours. Pendant ce temps, les festivités vont bon train dans la concession de la famille de la mariée, où les femmes se rassemblent, chantent et dansent.
Et c’est ce que j’entendais ce matin et que je vous partage en image : la danse Kigba, populaire et exclusivement féminine qui consiste à se cogner les fesses. Un nouveau mot pour mon répertoire de moré, kigba, les fesses.
Aicha n’a pas l’air tres a l’aise dans sa robe en satin bien poussiereuse, et je la retrouverai en petite culotte et beaucoup plus souriante ce soir à jouer à la corde, mais les garçons eux arborent fièrement une ‘caravatte’ en perles du dernier chic.
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