samedi 27 décembre 2008

Joyeux Noël du Burkina!

Le Père Noël était aussi passé un peu en avance à Ouagadougou et j'avais au fond de mon sac à dos un petit colis minutieusement empaqueté et ficelé pour mes parents en France, cadeaux d'amis qu'ils ne connaissent pas encore. Ces petites attentions m’ont émue aux larmes venant de ces amis qui ont si peu et sachant l’effort pour eux d’écrire une lettre. Mazou par exemple a appris à lire et écrire seul, il y a seulement quelques années. Il avait acheté un batik*** représentant des paysans buvant le dolo* avant d’aller aux champs, une belle façon de partager le quotidien de la vie au village, lui qui a travaillé toute son enfance aux champs et à garder les troupeaux avant de partir chercher du travail à Ouaga à 13 ans. Il essaie d’imaginer à quoi peut ressembler notre vie en France… mais ce n’est pas facile… ‘Zéro degré, tu veux dire qu’il va faire aussi froid dans ta maison que dans un réfrigérateur ?’



Gladys, sa belle-sœur elle a 30 ans, elle a quitté l’école au CM2. Elle habite à Nagré dans un non-lôti en périphérie de Ouaga, elle tisse des pagnes et s’occupe de la maison et de ses deux enfants. Elle m'avait donné pour ma maman deux petites calebasses** et cette longue lettre qui partage sa vie en Afrique et les instructions pour bien utiliser les calebasses... Calebasses si indispensables au quotidien en Afrique… et notamment pour boire le dolo… on y revient encore!

















* bière locale
** la calebasse est un récipient rond fait avec le fruit du calebassier, un arbre tropical
*** batik : avec cette méthode, on utilise de la cire que l’on enlève ensuite, sur les parties du tissu que l’on ne veut pas teindre... ou quelquechose comme cela...

mercredi 24 décembre 2008

When Brazil comes to Burkina




Late November, there was a music festival in Koudougou, 90km out of Ouaga, Les Nuits Atypiques de Koudougou. I could not make it, because I was otherwise busy visiting some rice growers in Tougan near the Malian border, but my sister went… so brought home a couple of Brazilian musicians and a slice of the festival to share with me and all the children of the street. Our very own concert on our little terrasse in Samandin ! Eléonore’s friends were staying with us waiting until their flight to Sao Paulo took off, so we had a couple of hours of singing and dancing to Brazilian and Burkinabè rythms. Great mix of music and cultures ! Aïcha was dancing graciously in her dusty shorts, Ali could not believe his eyes, looking at their three… yes, three guitars… how famous must you be to get so many ! He eventually got back to his new job, plating hair at a barber shop around the corner, stars in his eyes… So to see us ‘remuer les reins’ or ‘shake your kidneys’, as it literally translates into, just look at the photos below!
And for some mellow original Brazilian vibes