samedi 23 février 2013

Bats in the belfry...


It all started late December with some noises coming from the ceiling... Because the roof is made of corrugated iron, it echoed... Probably lizards, and I quite like them, as they feast on mosquitoes, so I hardly took any notice! Except I am now back home after travelling for a few weeks, and the noise only got worse. Now it wakes me up at 5am, and tonight, the dog was looking inquisitively at the ceiling, then at me, wondering, if I would do something to protect him... 
I asked Adama to come and listen. Was it a fat lizard snacking on too many mosquitoes, a cat, a bird? A mouse, but then it must be a rather big mouse? In fact, yes, Adama confirmed, it must be a rat... What to do?! I can houseshare with a lot of living creatures, but a rat... Adama suggested, we found a ladder, then look for a gap in the ceiling... - Then we get up and see... - Very well, but see what? What do we do next? Tame the little fellow, poison it, set a mousetrap? - No, no, it's ok, two of us can catch it - Catch the rat... Then what? I don't really want to get acquainted or anywhere near it...  - No, no, then we catch it and we eat it!
Well, of course! Why did it not cross my mind! I was indeed taught some weeks back at a game farm  in Koubri that Gambian rat is the most profitable, then aulacode, then porcupine is the third most profitable to breed... Lion is not a good investment, as you need half a goat a day to feed it. So at least, we have no lion in the attic... And if bats ever move in, at the market in Accra and Abidjan, I noticed that nicely smoked, they are worth more than chicken these days! Bon appétit!

Une araignée au plafond...

Tout a commencé fin décembre avec des bruits de petites pattes courant sur le toit, et comme il est en tôles, cela résonne un peu. Probablement des margouillats, ces petits lézards plutôt bienvenus de mon point de vue car mangeurs de moustiques. De retour après quelques semaines d'absence, je réalise que le bruit de ces petites pattes se fait bien plus insistant, cela me réveille à 5h du matin, et on les entend même le soir en rentrant... Et ce soir, c'est Rex qui courageusement regardait le plafond se demandant apparemment si j'allais le protéger...
J'ai demandé à Adama de venir écouter, était-ce un margouillat bien gras, un chat, un oiseau, une souris, mais alors une grosse souris... De fait oui, il a confirmé, cela serait un rat... Que faire?! Je peux cohabiter avec beaucoup de choses, mais un rat... Adama suggère que l'on trouve une petite échelle, on a une trappe dans le plafond. - On va l'ouvrir monter voir... - Ok, très bien, et après? Je me demandais déjà s'il fallait mieux du poison, un piège... - Non, non, c'est même pas la peine, on va se mettre deux et l'attraper... - L'attraper? Et après... - Et bien le manger!
Evidemment, je ne sais pas pourquoi, je n'y pensais pas! On m'a pourtant bien expliqué l'autre jour à la ferme d'élevage de Koubri qu'en terme de viande sauvage, le rat de Gambie est le premier rentable, l'agouti le second et le porc-épic le troisième rentable... Le lion n'est pas du tout rentable, car il faut le nourrir à coup d'une demie chèvre par jour au moins! Heureusement, pas encore de lion au plafond!

Yovo, Yovo, Bonsoir!

Après quelques années en Afrique et parfois plusieurs jours sans voir de Blancs, on oublie parfois que l'on aura toujours du mal à se fondre dans la masse... Au Bénin, on est accueilli par une petite chanson que scandent les enfants, parfois les seuls mots de français qu'ils connaissent: 'Yovo, Yovo, Bonsoir... ça va bien, merci'... Et ce dès le petit matin! Au Togo, on est encore des Yovo, mais passée la frontière avec le Ghana, on devient des Obroni... A Ouaga, nous sommes des Nassara et à l'ouest du pays ou au Mali des Toubabou...

La plupart du temps, le mot est lancé avec sympathie, en signe de 'bonne arrivée'... Quelquefois évidemment, on devient le symbole d'une histoire plus ou moins récente et de conflits ou clivages qui nous dépassent, que ce soit des prises d'otages, ou de simples altercations... De la part d'adultes, ce peut être assez virulent, comme cet homme croisé à Abidjan dans un bidonville qui commençait à me crier après, tu fais quoi, tu veux quoi, c'est à cause de gens de ta race que l'on vit dans cette merde... J'étais prise de court, ai lancé que j'habitais au Burkina depuis quelques années, que la couleur de la peau ne faisait pas tout, bien m'en a pris. Comme beaucoup d'Ivoiriens, il était d'origine burkinabè, venu travailler dans les plantations d'huile de palme, donc quelques mots de Mooré plus tard, on était presque en bons termes.

Et puis parfois ce sont les enfants qui sont terrorisés de voir une Blanche, on leur raconte tellement souvent que les Blancs vont les emmener s'ils ne sont pas sages... Tout récemment, c'est un petit bonhomme d'un an pas plus qui pleurait dès que mon regard croisait le sien... Il paraissait un peu petit pour déjà avoir entendu toutes ces terribles histoires d'ogres blancs, mangeurs d'enfants, mais sa maman m'a expliqué le problème: 'Il pense que tu as piqûre'... 'Piqûre??'... 'Oui, à l'hôpital,c'est les Blancs qui l'ont piqué'... Dur ensuite de rétablir la confiance! Sauf dans mon quartier, là après quelques années, pour les plus jeunes enfants qui sont 'nés me trouver là', tous les Blancs de passage sont des Laetitia!